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Grande enquête sur le secteur de l’esthétique face à la crise

Notre fédération a interrogé un panel de 325 salons d’esthétique sur la situation que ces derniers traversent dans le cadre de la crise covid 19 et la fermeture obligatoire de leur institut. (Période du 03/04/2020 au 18/05/2020)

Cette enquête vise à dresser un état des lieux de la situation des commerces et indépendants du secteur esthétique au coeur de la crise. L’UNEB est partie prenante aux tasks forces mises en place par les gouvernements fédéraux et régionaux sur l’impact économique du Covid-19. En voici les principaux résultats et les enseignements à relever.

Tous d’accord sur le confinement et l’arrêt de l’activité.
Manifestement la toute grande majorité voire l’unanimité du secteur est en accord total avec le principe de fermeture obligatoire dans le cadre de cette crise puisque 97 % des répondants comprennent le bien- fondé de la mesure et l’acceptent.

1ers réflexes : sauvegarder son activité
D’abord, sauver le coût social de l’entreprise et obtenir un revenu de remplacement, sont les 1er actes posés en toute grande majorité par les indépendants et employeurs du secteur. Ils ont bien pris les mesures d’accompagnement économiques de leur activité puisque 72% ont directement mis en chômage économique leur personnel et trois indépendants sur quatre ont demandé le droit passerelle (76% du panel).
Cependant seulement 30% ont demandé la prime régionale tant bruxelloise que Wallonne. C’est étonnant car le secteur étant dans l’obligation de fermer, les primes leur sont d’office octroyées.
Vraisemblablement, les évolutions des « secteurs éligibles » dans le cadre des primes régionales ainsi que le lancement plus tardif des primes régionales par rapport au droit passerelle peuvent être des premières explications. Par ailleurs la crainte de ne pouvoir cumuler la prime avec des livraisons à domicile ou de l’E-Commerce est sans doute une autre explication souvent relevée dans nos contacts directs avec notre milieu. Alors qu’il n’en est rien ! Tant les primes que le droit passerelle peuvent très bien être cumulés avec des activités à distance et de l’E-Commerce, ces initiatives sont même favorisées par les gouvernements respectifs.

Trouver la bonne information certifiée : Trop d’infos tue l’info ?
Manifestement le secteur se fie prioritairement aux sites et informations officielles et c’est tant mieux puisque plus de 60% cumulés s’informent via des sites officiels soit de ministères soit d’organisation comme la nôtre ou auprès des Caisses d’assurances sociales. 1 personne sur 2 (55%) considère être bien informée.

Toutefois, quand on approfondit la question, nombreux sont « perdus » face aux changements et évolutions des règles, aux informations incomplètes ou encore estime pour 37% que "trop d’infos tue l’info".

Impacts économiques sur l’activité : Une situation catastrophique.
La crise frappe de plein fouet nos salons et instituts. 85% estiment qu’ils ont perdu 100% de leur chiffre d’affaire vu la fermeture obligatoire et 10% d’entre eux, entre 60 et 99% de leur chiffre. La situation économique et financière de nos instituts est donc tout simplement catastrophique. 52% estiment qu’ils peuvent encore tenir le coup si le confinement devait se prolonger mais cela ne sera pas simple car 20% considèrent alors que l’impact sur leur business serait alors compliqué et ils mettraient des années à s’en remettre. 11% seraient contraints de jeter l’éponge et tomberaient en faillite.

Important ! Si le confinement dépasse le 3 mai, il y aurait plus de 18% de fin d’activité soit par faillite 11,3% et 7.3% d’abandon. Par ailleurs ceux qui se maintiendraient auraient pour près de 80% d’entre eux des difficultés et des plaies à panser pendant un certain temps !

A l’issue de la crise 73 % comptent reprendre leur activité comme précédemment alors que près de 20 % estiment qu’ils vont revoir leurs activités et en modifier certains points comme se mettre à l’E-Commerce, élargir leurs offres de prestations, valoriser leurs compétences…

Durant le confinement, à quoi consacrent- ils leur temps disponible ?
43% en profitent pour dédier du temps à leur famille, occasion unique car en temps normal, c’est souvent une denrée rare pour un indépendant néanmoins 34% d’entre eux en profitent également pour continuer leur gestion administrative et se mettre en ordre en termes de gestion de leurs activités. 16 % cumulés se mettent ou exploitent l’E-Commerce et la livraison à domicile. Ce pourcentage n’est pas encore très important ce qui démontre la nécessité pour ces derniers de prendre au sérieux pour l’avenir la vente en ligne comme voie de développement complémentaire à leur activité commerciale classique.

En conclusion, le secteur souffre terriblement de la situation, un certain nombre y perdront des plumes c’est certain. Néanmoins la toute grande majorité compte bien reprendre à l’identique le métier et la profession qu’ils ont choisis. Gageons que notre secteur puisse rouvrir rapidement dans des conditions de salubrité encore à déterminer, pour pouvoir reprendre toutes ses couleurs pour l’avenir de leur activité.
L’UNEB aujourd’hui travaille quotidiennement via plusieurs canaux à la préparation du déconfinement notamment au sein de sa commission paritaire mais aussi en lien avec les ministres compétents.
Espérons que cette crise sera derrière nous tous le plus rapidement possible pour pouvoir en panser les plaies dans l’avenir.

Pour plus d’informations, contactez-nous à cette adresse : administration@uneb-nube.be